Pour démystifier ces pauvres réactionnaires qui ne pouvaient plus rien dire…

Pour celles et ceux qui entendent avec agacement depuis des années des pseudos-intellectuel.les-journalistes-expert.es-philosophes marteler que la pensée et la liberté d’expression sont bridées par le « politiquement correct », je ne peux que conseiller le petit ouvrage de Thomas Hochmann, professeur de droit public, aux éditions Anamosa : On ne peut plus rien dire… Liberté d’expression : le grand détournement.  

Pour celles et ceux qui avaient envie de hurler leur rage de les voir monopoliser le débat public avec des anathèmes lancés contre des catégories de la population les plus vulnérables (les travailleurs précaires, les chômeurs, les immigrés, etc.), la lecture de Thomas Hochmann les soulagera un peu de leur peine. L’auteur y démontre d’une part que la liberté d’expression est si préservée que celles et ceux-là même qui dénonçaient la menace de la voir se réduire de plus en plus ont trouvé de grands et nombreux relais pour l’exprimer et d’autre part que le « politiquement correct » qu’il déplore, ce sont en fait les limites prévues dans la loi par une démocratie soucieuse, entre autres, d’exclure du débat public l’incitation à la haine.

A l’heure où certains milliardaires ne cachent plus leurs ambitions de devenir propriétaires de médias pour les mettre au service de l’extrême-droite, la petite mise au point de Thomas Hochmann dans « On ne plus rien dire… » est une respiration. Et pour 5 euros seulement.

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